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4. Ci dessus sa promotion "6 PH 71" à l'école à Dax, ici à la mi 1972 devant un Bell 47 G : comme Bidon, Garbage, Voremberg que d'autres pilotes de sa promotion se reconnaissent. (Zoom possible 1024x714)

5. Ci dessus Solo de mon père sur Bell 47 ici vers fin 1971. Brevet de pilote ALAT 2482 en 1972. L'hélicoptère est une machine volante complexe au pilotage pointue qui demande une constante attention pour le contrôler et cette machine n'est pas forcément facile, spécialement le Bell 47 avec sa poignée de contrôle des "tours".

6. Ci dessus un Cessna L19 Bird Dog de l'ALAT pour illustrer le stage avion des pilotes de l'Alat à l'époque équivalent au brevet de base avion civil. Il fit 14 heures fin 1971 sur cet avion que les américains utilisèrent pendant la guerre du Viêt-Nam.

7. Ci dessus la photo "Pravda" de mon père à 20 ans qui fit la fierté de la famille aux origines modestes .

8. L'aile de vol des pilotes de l'ALAT qui est mon fétiche comme tous les fils de pilotes dans ma situation.

9. Ci dessus la photo d'une SE (SA) 313 Alouette II de l'ALAT aux couleurs vives (des écoles) lors de son stage de vols en montagne en 1972 (où il gagna le titre "d'Aigle du Carlitte" de sa promotion ).

La formation des pilotes d'hélicoptère de l'ALAT a toujours eu une excellente réputation au niveau mondial, en particulier au niveau de la formation au vol tactique (à très basse altitude), étroitement liée à une doctrine d'emploi qui fut, pendant longtemps, assez différente de celle des États-Unis.

10. Ci dessus, en 1973, une Alouette II du GALDIV 1 de l'ALAT, basée à Trèves en Allemagne (année et lieu de ma naissance) où il était affecté après sa formation. Mon jeune père de 21 ans, filma en film 16 mm les manoeuvres dont est extraite cette photo d'une opération de Sling (transport à l'élingue d'une charge).

11. Ses missions dans l'armée furent variées, allant du taxi pour les "huiles" à l'évacuation sanitaire (d'accidentés de la route, etc.) jusqu'à son affectation, en 1974, comme pilote d'attaque pour la lutte antichars comme ci dessus une Alouette III de Trèves tirant un missile AS 11.

12. Mon père en civil devant une Alouette III peu avant son départ de l'armée fin 1975 (voir ma petite monographie sur l'Alouette III).

Comme beaucoup de pilotes de l'époque, mon père alors fraîchement Maréchal des Logis chef quitta l'Alat malgré la proposition de passer officier (via l'école militaire interarmes). Le contrat d'engagement pour les pilotes était alors de seulement 5 ans. Il passa ensuite à 7 puis 10 ans pour stopper l'hémorragie des départs car trop proche la première tranche de retraite (à 15 ans de service). Le civil était tentant malgré la crise naissante, car avec presque 1000 heures de vol aux frais de l'Etat, cela mettait en assez bonne position pour le marché du travail. Retour donc de mes parents à Paris.

Quant au passage dans l'artillerie tous les trois ans pour le passage officier, il n'enchantait pas mon père déjà peu à l'aise avec l'armée : il fut supprimé en 1977 avec la réforme de l'ALAT [avant que presque tous les pilotes de l'Armée de terre ne deviennent Oficiers Sous Contrat (OSC/P) à l'été 2008... en même temps que victimes d'une "sinistrose" pour partie liée à la baisse des heures de vols à 150 h/an en 2010 et une disponibilité de moins de 38% en 2016].

13. & 13 Bis Insignes du Groupement d'Aviation Légère Divisionnaire 1 (GALDIV 1) à à gauche celui d'avant 1974 avec la devise "plus est en nous" et à droite celui à partir de cette date.

L'Aviation Légère de l'Armée de Terre (qui n'est officiellement devenue une "arme" distincte de l'artillerie qu'en décembre 2008) a connu, entre 1997 et 2016, une importante cure d'amaigrissement (en passant d'un parc de 677 à 303 aéronefs) avec même "l'externalisation" (c'est à dire la privatisation) de la formation initiale des pilotes (formés par Hélidax avec 36 EC 120 Colibri) ou encore de certains niveaux d'entretien mécanique des appareils (par Héli-Union). Effet positif de ce changement d'échelle une modernisation du parc des machines (avec la mise en service de EC 665 Tigre, AS 532 Cougar, EC 725 Caracal et NH90 Caïman) et un retrait progressif de celles misent en service opérationnel dans les années 1970 (comme les SA 330 Puma ou SA 341/342 Gazelle) qui devraient partir vers 2020.

Toute la période ALAT de mon père est visible sur la page vidéo via les films 16mm qu'ils réalisa et dont j'ai fait un télécinéma - Par ailleurs, vous pourrez trouver 7 autres photos de ma collection sur le très bon site de Christian Malcros alat.fr sur ses pages consacrées au GALDIV 1.